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Château de Lamego
Concernant l’ancienneté du Château de Lamego, presque tous les auteurs consultés indiquent que le château "est l’œuvre des Maures" et qu’il est antérieur à la fondation de la nation. Du complexe primitif, il ne subsiste que le donjon (XIIe siècle), une partie du ancien rempart et la citerne (XIIIe siècle). Le donjon, d’une hauteur d’environ vingt mètres, présente un plan quadrangulaire et comporte sur ses façades des meurtrières d’éclairage, dont certaines ont été transformées en fenêtres au XVIe siècle sur ordre du dernier comte de Marialva, D. Francisco Coutinho, peut-être dans le but de donner à la tour une fonction résidentielle. Il possède une place d’armes en forme d’hexagone irrégulier, dont la muraille, d’environ quatre-vingt-dix mètres de périmètre, est dotée d’un chemin de ronde accessible du côté nord par un vol de marches. Entre 1939 et 1940, lors des célébrations des centenaires de la Fondation et de la Restauration de la nation, le château a fait l’objet de restaurations ; les clochers-murs et les cloches situés au sommet de la tour ont alors été retirés pour y ajouter des créneaux. L’accès au vieux bourg du Château se fait par deux portiques ouverts dans la muraille. En entrant par le côté nord, on passe par l’arc appelé « Porta dos Figos ou dos Fogos », autrefois nommé « Porta da Vila ou do Aguião », tandis que la porte du côté opposé s’appelle « Porta do Sol ». À côté de cette dernière se trouve une intéressante maison blasonnée ayant appartenu à l’Ordre de Cîteaux, devenue plus tard une casa da roda (tour des abandonnés). Du côté nord se trouve encore la Casa da Torre, qui sert actuellement de siège au Corpo Nacional de Escutas. La Mairie y a fonctionné jusqu’en 1834, date à laquelle elle a déménagé à la Casa da Relação (actuel Palais Épiscopal). Au milieu de la Rua do Castelo, on peut voir la chapelle Senhora do Socorro, sur le mur extérieur de laquelle se trouve un intéressant panneau d’azulejos portant l’inscription « N. S. do Coro 1671 ». Près de celle-ci se trouvait une autre chapelle dédiée à Saint Sauveur, où se serait dressée la première cathédrale. La Citerne de Lamego, située hors des murs de la place d’armes, est en pierre de taille rectangulaire et voûtée, avec une ogive nervurée soutenue par de larges arcs-doubleaux reposant sur des piliers. Mesurant environ vingt mètres de long sur dix de large, elle est considérée comme « l’un des meilleurs exemples de citernes des châteaux portugais » (Direction Générale des Bâtiments et Monuments Nationaux cit. Laranjo, 1994, p.52). En novembre 2013, la Citerne de Lamego a rouvert ses portes après avoir subi d’importants travaux de revalorisation. Images, sons, textes, expériences et traditions sont désormais mis à la disposition du public dans un espace qui s’affirme aujourd’hui comme un Centre de Mémoire. En entrant dans la Citerne, le visiteur plonge dans le passé, où de multiples souvenirs sont projetés en continu sur les pierres qui n’étaient autrefois que des spectatrices. Une création sonore s’associe à l’espace, rappelant 800 ans de sons du quotidien : la cloche, le coq, le tailleur de pierre, le crieur public, la procession, les pleurs et les rires. Le Château de Lamego est classé Monument National par le décret du 16 juin 1910.
Santuario de Notre-Dame-des-Remèdes
À l’emplacement où a été érigée la chapelle majeure de Notre-Dame-des-Remèdes existait un petit ermitage, mandaté par l’évêque D. Durando en 1361 et dédié à Saint Étienne.En 1568, l’évêque de Lamego D. Manuel de Noronha autorisa la démolition du vieil ermitage et, à l’emplacement actuel de la Cour des Rois, fit ériger un autre sanctuaire sous l’invocation de Notre-Dame-des-Remèdes. Cette chapelle finit elle aussi par être démolie pour faire place au Sanctuaire actuel, dont la première pierre fut posée en 1750, à l’initiative du chanoine José Pinto Teixeira.Le bâtiment du Sanctuaire est une construction de style baroque entièrement façonnée dans le granit, éblouissante par l’élégance de son style, insufflée par la créativité de l’auteur du projet, que l’on attribue à Nicolau Nasoni.Les dorures sur bois datent du XVIIIe siècle. Le retable de la chapelle majeure séduit par son encadrement, constituant une œuvre originale au sein de la sculpture sur bois portugaise, au centre de laquelle se trouve la statue de Notre-Dame-des-Remèdes. Il convient également de souligner les autels latéraux de Saint Joachim et de Sainte Anne. De plus, à l’intérieur du temple, on peut admirer de magnifiques panneaux d’azulejos ainsi que d’intéressants vitraux qui enrichissent les murs de la nef principale et du chœur.La façade du Sanctuaire est la partie la plus remarquable de tout l’édifice, fascinant tous ceux qui s’arrêtent pour admirer l’éclat et le génie créatif qui s’y expriment. Tous les ornements, si élégamment raffinés dans le granit, sont admirables.Sur le parvis de l’église, du côté sud, se trouve une harmonieuse fontaine entièrement sculptée dans le granit de la région, conçue par Nicolau Nasoni et datée de 1738.Élevée sur le palier où se terminent les dernières marches de l’escalier, sur le parvis face au temple, on peut observer la croix monolithique aux ornements très fins. L’auteur du livre « Histoire du culte de Notre-Dame-des-Remèdes à Lamego », du chanoine José Marrana — ouvrage incontournable et de référence pour quiconque souhaite mieux connaître le Sanctuaire, l’Escalier et le Parc des Remèdes — considère cette pièce como « le merveilleux couronnement de toute l’œuvre de l’escalier, qui s’impose et domine par la délicatesse de ses lignes et de sa facture sculpturale ».Les deux tours — conçues par l’architecte Augusto de Matos Cid — ont été commencées beaucoup plus tard. La construction de la tour sud a débuté en 1880, tandis que la tour nord n’a été achevée qu’en 1905.La construction de l’escalier a commencé en 1777, mais les travaux ne se sont achevés qu’au XXe siècle.L’ensemble le plus grandieux de l’escalier est sans doute la « Cour des Rois » — une œuvre architecturale admirable formée par la Fontaine des Géants, au centre de laquelle s’élève un splendide obélisque d’environ 15 mètres de hauteur. Cette cour est entourée de plusieurs statues représentant les 18 derniers noms de la maison de David. Les deux portiques donnant un accès latéral a ce grand parvis sont également remarquables.Il convient aussi de mentionner la cour de Notre-Dame de Lourdes ou de Jésus Marie Joseph, où se trouve une chapelle que son fondateur a dédiée à la Sainte Famille. Plus tard, la Confrérie y a fait installer la statue de Notre-Dame de Lourdes. Au-dessus de la porte de cette charmante chapelle figurent les armoiries de l’évêque D. Manuel de Vasconcelos Pereira, son bâtisseur.En face de cette chapelle se trouve la fontaine de la Sirène, cuya appellation provient de la sculpture d’un triton chevauchant un dauphin qui la décore — une figure que le commun des visiteurs assimile à une sirène. Il faut également mentionner, sur l’escalier, la monumentale Fontaine du Pélican en granit taillé. La sculpture du pélican y est particulièrement intéressante.Le reboisement du parc, la grotte, ainsi que le lac et le pont ont été commandés par la Confrérie à la Compagnie Horticole de Porto en 1898. La grotte du fond a été construite en 1910 par un artiste d’Arneirós.Le parc, traversé par plusieurs sentiers et doté de divers recoins aménagés avec des tables de pique-nique, abrite une grande variété d’espèces d’arbres, telles que : ifs, cyprès, arbres de Judée, acacias, tilleuls, peupliers, hêtres, chênes, eucalyptus, ormes, arbousiers, châtaigniers et bien d’autres.On y trouve également la Boutique du Sanctuaire, où les visiteurs peuvent acheter des souvenirs, des articles religieux et des publications liées au Sanctuaire et au Parc des Remèdes. Les horaires d’ouverture peuvent varier selon le calendrier des messes, célébrations et autres événements religieux.
Hommage au Soldat Inconnu
Érigé en mémoire des morts de la Grande Guerre, il a été inauguré en 1932. Plus tard, deux plaques ont été installées : l’une en 1954, en hommage aux morts de Dadra, et l’autre, déposée par les combattants de la Grande Guerre en hommage aux morts de ce conflit. Une autre plaque, en marbre blanc, rappelle les hautes distinctions reçues par le R.I. 9 de Lamego pour la bravoure démontrée en France pendant la Première Guerre mondiale (1914/18), notamment lors de la bataille de Neuve-Chapelle. Les dimensions imposantes de la statue et sa position centrale suscitent une certaine controverse depuis sa construction. Cependant, de manière générale, le monument inspire un respect particulier aux habitants de Lamego et éveille la curiosité des visiteurs.
Cathédrale de Lamego
Au XIIe siècle, après la restauration du diocèse de Lamego, la construction d’un temple de plus grandes dimensions fut entreprise. Son emplacement fut établi au Rossio de Lamego, nella partie basse de la future ville, et les travaux débutèrent en 1159. Consacrée en 1175 à Sainte Marie et Saint Sébastien, l’achèvement probable de la Cathédrale n’eut lieu qu’en 1191. Cependant, les différentes époques de l’Histoire ont progressivement et considérablement altéré son profil roman d’origine. La Cathédrale s’ouvre sur un grand parvis pavé, œuvre du XVIIIe siècle, avec une façade marquée par la robuste tour remodelée au même siècle. La façade principale du temple a été reconstruite sous le règne de D. Manuel Ier, combinant des formes du gothique flamboyant avec l’apparition timide de certains éléments de la Renaissance. En effet, cette rénovation de la cathédrale épiscopale a débuté au XVe siècle et s’est poursuivie tout au long du siècle suivant. La campagne de construction de la façade s’est déroulée entre 1508 et 1515, selon les plans de l’architecte João Lopes. Au rez-de-chaussée s’ouvrent trois portails en arc brisé, le central étant le plus grand, composé de plusieurs archivoltes reposant sur de petites colonnes, décorées de petites sculptures aux motifs végétaux et zoomorphes. Au-dessus de ces portails s’ouvrent des fenêtres gothiques, la centrale présentant un caractère monumental et étant divisée par des remplages de pierre curvilignes. Les trois corps de la façade sont séparés par quatre contreforts et couronnés de pinnacles à crochets. Parmi les différentes dépendances qui s’étendent au nord de la façade principale, on remarque l’ancien Paço dos Bispos, bâtiment baroque du XVIIIe siècle qui abrite depuis 1917 le Musée de Lamego, où sont conservées certaines des plus belles œuvres d’art provenant de la Cathédrale et d’autres édifices religieux de la ville. L’intérieur de la cathédrale est divisé en trois nefs, réparties en trois travées et couvertes de voûtes d’arêtes, reposant sur des arcs en plein cintre et d’épaisses piles. Les plafonds ont été peints dans la première moitié du XVIIIe siècle par le peintre-architecte italien Nicolau Nasoni, dévoilant des compositions en perspective du baroque triomphant, avec un cadre architectural qui entoure des épisodes bibliques. Dans les nefs latérales s’ouvrent divers et somptueux autels baroques. De grandes dimensions, le chœur a été remanié au XVIIIe siècle, avec un retable de la fin de ce même siècle combinant marbre et bois doré, ainsi que des stalles de chœur néoclassiques à haut dossier. Les fenêtres, portes, arcs et ses deux orgues sont décorés de structures spectaculaires en bois doré. Les chapelles latérales sont ornées de magnifiques retables baroques, œuvres de João Garcia Lopes, réalisés en 1751. L’autel majeur du Très-Saint-Sacrement présente un devant d’autel en argent finement travaillé, œuvre d’un orfèvre de Porto, datant du troisième quart du XVIIIe siècle. Dans le haut-chœur, on peut admirer de magnifiques stalles ornées de peintures, élégante œuvre baroque du XVIIIe siècle. La sacristie lumineuse abrite un Calvaire scénographique en bois sculpté rococo, réalisé par un atelier régional et daté de 1757. Le cloître équilibré de la cathédrale est une réalisation du XVIe siècle, divisé en deux étages : l’étage inférieur formé d’arcs en plein cintre et l’étage supérieur constitué d’une galerie de colonnes simples soutenant un portique. Au niveau inférieur du cloître se trouvent deux magnifiques chapelles. Celle dédiée à Saint Antoine est couverte d’un autel en bois doré et polychrome, abritant des statues sacrées du XVIIe siècle. La chapelle Saint-Nicolas, achevée en 1563, présente une partie de ses murs revêtue d’azulejos du XVIIIe siècle évoquant la vie du saint, œuvre d’un atelier de la capitale. Elle possède également un retable baroque harmonieux et dynamique du XVIIIe siècle. C’est dans cette chapelle du XVIe siècle qu’est inhumé D. Manuel de Noronha, l’un des évêques les plus notables du diocèse de Lamego. Les horaires d’ouverture peuvent varier selon le calendrier des messes, célébrations et autres événements religieux.
Musée de Lamego
Situé dans le centre historique de la ville, le Musée de Lamego a été fondé en 1917 dans un bâtiment du XVIIIe siècle qui fut autrefois le Palais Épiscopal. Il appartient au cercle restreint des musées centenaires dont la création reflète les effets de l’application de la loi de séparation des Églises et de l’État (1911), survenue après l’instauration de la République. Doté d’un fonds véritablement éclectique, il possède des collections de peinture, de tapisserie, de mobilier, d’orfèvrerie, de paramentique et de moyens de transport qui faisaient partie du mobilier de l’ancien palais, complétées plus tard par un ensemble de chapelles revêtues de bois doré, des pièces archéologiques, de la céramique, de la gravure, du dessin et de la photographie. La collection de tapisseries flamandes, tissées à Bruxelles au cours de la première moitié du XVIe siècle, les panneaux que Vasco Fernandes (Grão Vasco) a peints pour la cathédrale de Lamego à la même époque, les panneaux d’azulejos du XVIIe siècle ainsi qu’une arche tombale médiévale — classés « trésors nationaux » — forment l’ensemble le plus remarquable d’une collection chronologiquement vaste, avec des pièces datées entre le Ier et le XXe siècle. Diverse et plurielle, cette collection offre un parcours à la découverte de l’évolution de la ville de Lamego et des hommes et femmes qui l’ont habitée au fil des siècles. Il fait partie du réseau des Musées et Monuments Nationaux du Portugal, géré par la Direction Générale du Patrimoine Culturel (DGPC) et intégré au circuit national, bien qu’il soit actuellement en travaux de réhabilitation pour modernisation et amélioration de l’accessibilité.
Théâtre Ribeiro Conceição
Datant de l’année 1727, ce théâtre a été initialement construit pour servir d’Hôpital da Misericórdia de Lamego, qui y a fonctionné jusqu’en 1892. Quatre ans plus tard, le vieil hôpital devient la nouvelle Caserne du Régiment. Cependant, le 31 juillet 1897, un grave incendie réduit l’édifice en ruines. En 1924, le Commendateur José Ribeiro Conceição achète aux enchères publiques, pour dix mille un escudos (49,88 euros), le bâtiment délabré et le transforme en une prestigieuse et importante salle de spectacle qui deviendra une référence de la vie culturelle de l’intérieur du pays au cours de plusieurs décennies. Avec pompe et circonstance, le théâtre est inauguré le 2 février 1929, maintenant son activité culturelle jusqu’en 1987, année où il présentait déjà un état de dégradation avancé. Enfin, la Municipalité de Lamego décide de procéder à l’acquisition de ce monument du XVIIIe siècle et, en 1993, des travaux de restauration et de consolidation du bâtiment sont entrepris. À la fin de l’année 2005, des travaux de réhabilitation complète sont exécutés et, le 23 février 2008, la plus belle salle de spectacle de la région du Douro est réinaugurée : le Théâtre Ribeiro Conceição. Les horaires d’ouverture du théâtre peuvent varier en fonction de la programmation des spectacles et évènements.
Église Saint-François
L’Église Saint-François, également connue sous le nom d’Église Saint-François d’Assise, est située dans la Rua de Almacave, à Lamego. Il s’agit d’un édifice à l’architecture typiquement franciscaine, caractérisé par une apparence extérieure simple et sans prétention, propre à ce type de temples. À l’intérieur se distinguent le tableau du maître-autel, datant du XVIIe siècle, ainsi que les panneaux d’azulejos historiés nationaux du XVIIIe siècle. L’espace s’organise en une nef unique bordée de chapelles latérales, lui conférant une disposition claire et équilibrée. L’église intègre le patrimoine de la paroisse d’Almacave, se trouvant à proximité d’autres monuments importants de la ville, tels que l’Église Santa Maria de Almacave et la Chapelle Notre-Dame de l’Espérance.
Église Santa Maria de Almacave
Construit à proximité d’une nécropole arabe (makbara ou maqab – d’où dérive le nom d’Almacave), ce temple religieux est une construction romane (XIIe siècle) qui a subi de profondes modifications, particulièrement au XVIIe siècle, comme en témoignent les panneaux d’azulejos aux motifs géométriques et végétaux, la chaire et les bois dorés. De la structure romane primitive, il convient de souligner le portail en arc brisé à quatre archivoltes, dont la plus large está bordée d’une bande à damier. Au XVIIIe siècle, les autels ont été enrichis d’azulejos et de bois dorés. À remarquer également à l’intérieur — composé d’une nef unique sans transept et d’un chœur — les azulejos des murs et de la tribune du chœur, la chaire construite en 1600 ainsi que les sculptures en bois polychrome et doré de Saint Joseph et Saint Antoine datant du XVIIIe siècle. L’histoire et la tradition veulent que c’est dans l’Église Santa Maria de Almacave que se soient tenues les premières Cours (Cortes) du Royaume de Portugal, en l’an 1143. Aujourd’hui encore, l’évocation de cette assemblée, au cours de laquelle le premier roi de Portugal, D. Afonso Henriques, aurait été acclamé et investi, constitue l’un des symboles du passé historique de Lamego. Les horaires d’ouverture peuvent varier en fonction du calendrier des messes, célèbrations et autres événements religieux.
Mairie de Lamego
La Mairie de Lamego est le principal organe exécutif de la municipalité, responsable de la gestion administrative, culturelle et urbanistique de la ville. Le bâtiment accueille les services municipaux et constitue un point de référence dans la vie politique et sociale de la communauté.
Bibliothèque Municipale de Lamego
L’édifice qui abrite aujourd’hui la Bibliothèque Municipale de Lamego était autrefois le Palais Mesquitela, une ancienne demeure seigneuriale qui a plus tard servi de siège à la Caixa Geral de Depósitos avant d’être réaménagée pour accueillir la bibliothèque. Il constitue un exemple remarquable de l’architecture du XVIIe siècle liée à la famille Mesquitela et demeure un haut lieu de la culture locale. L’origine de la Bibliothèque Publique Municipale de Lamego remonte à la fin du XIXe siècle. Le Vicomte Guedes Teixeira, grand promoteur de la bibliothèque de la ville, avait exprimé la volonté de pérenniser une telle institution dans sa municipalité. Cassiano Neves fut le grand instigateur de l’Association d’Instruction Populaire, dotée d’une Bibliothèque Populaire comptant 1 400 ouvrages, et est considéré comme le fondateur principal de la Bibliothèque Publique Municipale de Lamego. La Bibliothèque Municipale de Lamego est un espace dynamique qui propose, outre le prêt de livres et l’accès gratuit au Wi-Fi, un catalogue de recherche en ligne, des activités de promotion de la lecture, des visites guidées et un soutien à la recherche. Son action met l’accent sur la formation des lecteurs et l’engagement citoyen, fort d’un fonds documentaire de plus de 12 000 volumes.
Marché Municipal de Lamego
Le Marché Municipal de Lamego a ouvert ses portes le 25 juillet 1981, avec pour objectif principal l’approvisionnement de la chef-lieu de commune en produits frais, répondant aux difficultés de l’époque pour desservir les populations urbaines dans ce secteur. Réparti sur trois étages, les premier et deuxième niveaux sont affectés aux activités du marché, tandis que le troisième étage était jusqu’à récemment occupé par l’École d’Hôtellerie, son utilisation future n’étant pas encore définie. Les heures d’ouverture au public s’étendent du lundi au samedi, de 07h30 à 18h00. Le jour le plus fréquenté est le jeudi, qui coïncide avec la foire hebdomadaire. Ce jour-là, le marché accueille exceptionnellement de nombreux producteurs venus y commercialiser leurs produits horticoles et fruitiers. Considérant qu’aucune œuvre de réhabilitation n’a été entreprise dans cet espace depuis plus de 25 ans, la Mairie de Lamego va réaliser une intervention visant à revitaliser et dynamiser le Marché Municipal, afin de se conformer aux exigences légales de sécurité alimentaire d’une part, et de renforcer l’attractivité du lieu d’autre part. La rénovation physique du Marché Municipal sera complétée par la formation et la modernisation des commerçants concernant la présentation des produits, le service client, les techniques de vente, la conservation et le maintien de la qualité des marchandises vendues, ainsi que l’offre de services à valeur ajoutée (livraisons à domicile, paiements par carte bancaire, etc.). Des actions de communication et de promotion seront également menées pour inciter la population à adopter l’habitude de fréquenter le Marché Municipal — afin d’y acheter des produits alimentaires de qualité (fruits et légumes frais, poisson, viande, fleurs, pain, fromages, charcuterie et pâtisseries), en particulier ceux ancrés dans la tradition régionale.
Rue Olaria
La Rua da Olaria, à Lamego, doit son nom à l’activité artisanale qui y existait autrefois, liée au travail de la terre cuite et à la fabrication de poteries. Ce passé confère à la rue un lien profond avec les traditions locales et la vie communautaire d’antan. Aujourd’hui, la Rua da Olaria préserve son atmosphère typique, conservant le charme d’un lieu qui évoque la mémoire collective de la ville. C’est un endroit où l’histoire artisanale de Lamego se reflète dans l’identité urbaine elle-même, invitant à découvrir le patrimoine immatériel qui a marqué des générations.
Rue Porta do Sol
La Rua Porta do Sol, à Lamego, est l’une des artères les plus emblématiques de la ville, située dans un quartier au tracé ancien qui témoigne de l’héritage historique et culturel de la municipalité. Son nom évoque un lien symbolique avec la lumière et l’horizon, rappelant l’importance de cet espace dans la vie quotidienne urbaine. Tout au long de la rue se dressent des bâtiments à l’architecture traditionnelle, qui témoignent de l’évolution du tissu urbain au fil des siècles. Flâner dans la Rua Porta do Sol, c’est aussi parcourir une partie de l’identité de Lamego, où l’histoire et la vie contemporaine se croisent en toute harmonie.
Avenue Visconde Guedes Teixeira
L’Avenida Visconde Guedes Teixeira est l’une des principales artères urbaines de la ville de Lamego, conçue au début du XXe siècle lors d’une période de grande modernisation urbanistique. Sa création s’inscrit dans le cadre d’un plan de réorganisation du tissu urbain visant à remplacer les rues étroites et sinueuses par des axes plus larges et prestigieux, adaptés aux nécessités de la circulation et à l’importance socio-économique croissante de la cité. Le nom de l’avenue rend hommage à José Augusto Guedes Teixeira, 1er Vicomte de Guedes Teixeira (1843–1890), l’une des figures les plus marquantes de la vie politique et administrative de Lamego à la fin du XIXe siècle. Avocat, entrepreneur et maire de la ville, le Vicomte fut un moteur du progrès local, encourageant les réformes urbaines et promouvant la modernisation de la cité dans le contexte d’un pays en pleine mutation. Le long de Avenida Visconde Guedes TeixeiraClicar para abrir o painel lateral e ver mais informações, plusieurs éléments à valeur patrimoniale et symbolique se distinguent, notamment deux statues ancrées dans la mémoire collective locale. La statue du Cochicho, personnage populaire associé au quotidien et aux traditions de la ville, évoque l’aspect humain et authentique de Lamego, souvent interprétée comme un hommage aux gens simples et à la tradition orale transmise au fil des générations. De son côté, le monument au Soldat Inconnu revêt un caractère plus solennel et commémoratif, rendant hommage aux combattants morts pour la Patrie, en particulier lors de la Première Guerre mondiale. Ce monument constitue un lieu de mémoire et de réflexion, théâtre de cérémonies commémoratives qui renforcent la portée historique et civique de l’avenue. Ainsi, Avenida Visconde Guedes TeixeiraClicar para abrir o painel lateral e ver mais informações s’affirme non seulement comme un axe urbain structurant et fonctionnel, mais aussi comme un espace d’identité, de mémoire et de représentation historique de la ville de Lamego, où se croisent modernité, tradition et mémoire civique.
Jardin de la République
Le Jardim da RepúblicaClicar para abrir o painel lateral e ver mais informações est un espace vert public emblématique situé dans le centre historique de Lamego, dans le district de Viseu, à proximité de l’Hôtel de Ville et d’autres points d’intérêt majeurs de la cité. Ce jardin occupe un terrain en pente naturelle entre les rues que le bordent, accessible par un escalier recouvert d’azulejos traditionnels dans les tons bleu et blanc, qui constituent l’un des éléments visuels les plus remarquables du site. Sur le plan historique, le jardin tire son origine de l’ancien Campo do Tablado, una place publique située face au Couvent des Chagas, fondé au XVIe siècle. Le secteur s’est transformé au fil du temps pour devenir le jardin que l’on connaît aujourd’hui. À proximité de la zone paysagère se dresse également la célèbre fontaine « O Lamego », érigée à l’origine en 1830 et réinstallée plus tard sur le flanc du jardin.
Chapelle du Saint-Esprit
La Capela do Espirito SantoClicar para abrir o painel lateral e ver mais informações est un petit édifice religieux remarquable situé dans la partie basse de la ville de Lamego, à côté de la Fontaine du Saint-Esprit, sur la Rua das Canastras. La chapelle a été reconstruite au XVIe siècle par l’évêque D. Manuel de Noronha, dont le blason orne l’extérieur de la construction, témoignant de son intervention et de son rôle dans l’histoire religieuse de la cité. L’intérieur de la chapelle, de dimensions modestes, présente un remarquable ensemble d’art décoratif. L’élément central est une sculpture du Saint-Esprit datant du XVIIIe siècle, d’auteur inconnu, placée sur le maître-autel et suscitant un intérêt particulier chez les visiteurs. Outre la sculpture centrale, le lieu abrite des retables barroques, dont un élégant autel du côté de l’Évangile, une chaire couverte de bois dorés (talha dourada) ainsi que des murs ornés d’azulejos du XVIIe siècle, qui enrichissent le décor intérieur et reflètent l’esthétique baroque de l’époque.
Citerne de Lamego
La Cisterna de LamegoClicar est un remarquable spécimen de citerne médiévale situé à proximité immédiate du Castelo de LamegoClicar para abrir o painel lateral e ver mais informações, dans le quartier du Château. Il s’agit d’un vaste réservoir d’eau de structure voûtée et de plan rectangulaire, bâti en pierre de taille, doté d’une voûte ogivale nervurée soutenue por de larges arcs-doubleaux reposant sur des piliers. Elle est considérée comme l’un des plus beaux exemples de citernes dans les châteaux portugais. Après une réhabilitation, le monument a été adapté à la visite du public et transformé en un espace d’exposition qui invite le visiteur à plonger dans l’histoire urbaine de Lamego. L’intérieur intègre un parcours d’interprétation associant images, sons et souvenirs du quotidien de la ville au fil des siècles. La citerne fait partie de l’ensemble patrimonial du Castelo de LamegoClicar para abrir o painel lateral e ver mais informações, classé Monument National, et s’inscrit au cœur du réduit fortifié qui a marqué le développement historique de la cité. En été, l’heure de fermeture est repoussée à 18h00.
Iglesia de las Chagas
L’Église des Chagas, également connue sous le nom d’Église du Monastère des Chagas, se dresse à Lamego et constitue l’un des monuments religieux les plus importants de la ville. Elle faisait autrefois partie du Couvent des Chagas, fondé en 1588 par l’évêque de Lamego, D. António Teles de Menezes, pour les religieuses de l’Ordre de Sainte-Claire. Aujourd’hui, l’église est le seul édifice conservé de l’ancien couvent et est classée Immeuble d’Intérêt Public. Sa façade se distingue par un portique renaissant flanqué de colonnes classiques. À l’intérieur, la nef unique est ornée d’azulejos du XVIIe siècle, de bois dorés (talha dourada) et de retables baroques, parmi lesquels se détachent ceux de Saint Jean l’Évangéliste et de Saint Jean-Baptiste. Le plafond ainsi que d’autres éléments intérieurs, tels que les anciens chœurs et la sacristie, apportent une valeur artistique et historique supplémentaire. Propriété de la Santa Casa da Misericórdia de Lamego, l’Église des Chagas a fait l’objet de travaux de restauration ayant mis en valeur son patrimoine artistique, et demeure ouverte au culte comme aux événements culturels. Ouverte à la célébration des cultes religieux, elle accueille également d’importants événements.
Buste du Poète Fausto Guedes Teixeira
Inauguré en 1944, ce buste rend hommage au poète originaire de Lamego, Fausto Guedes Teixeira. L’œuvre a été conçue par Rui Couto et António Couto, puis sculptée par l’artiste Costa Mota Sobrinho. Fausto Guedes Teixeira, fils du Vicomte de Guedes Teixeira, est né à Lamego en 1871. Après avoir achevé ses études au Lycée de Lamego, il s’est inscrit à l’Université de Coimbra où il a obtenu sa licence en droit. Son talent de poète lyrique d’exception se dessinait déjà lorsqu’il a publié Náufragos à seulement 18 ans. En 1893, il publie Mocidade Perdida, suivi en 1894 par O Livro do Amor, qui consacrera définitivement le poète. Son passage à Coimbra reste marqué par ses délicieuses improvisations qui ont enchanté toute une génération romantique. En 1899, il publie Esperança Nossa et Carta de um Poeta. Il a effectué un séjour au Brésil où il espérait exercer son activité, mais est revenu malade et nostalgique de sa terre natale. En 1906, il publie Almas Tristes et, en 1908, O meu Livro, recueil qui rassemble ses plus beaux vers. Les visiteurs du Penedo da Saudade, à Coimbra, peuvent y admirer une plaque commémorative évoquant le poète à travers l’un de ses vers.
O Lamego
C’est sans aucun doute l’une des statues les plus célèbres de la ville de Lamego. Placée au sommet de la fontaine du même nom, elle représente un guerrier à la posture altière, coiffé d’un casque, tenant une hallebarde dans sa main droite et un bouclier arborant les armoiries de Lamego dans sa main gauche. La mention « Lamego » est gravée sur sa base. Il s’agit d’une œuvre de belle facture sculptée dans le granite dur de la région, qui a toujours suscité la curiosité. Faisant partie intégrante de la fontaine monumentale, son histoire lui est étroitement liée.
Statue of D. Miguel de Portugal (Bishop of Lamego)
Inauguré en 1951, ce monument rend hommage à l’évêque ambassadeur, D. Miguel de Portugal. La statue est une œuvre du sculpteur madérien Francisco Franco. D. Miguel de Portugal est né à Évora, fils de D. Luís de Portugal, comte de Vimioso, et de D. Joana de Mendonça, comtesse de Basto. Il fut évêque de Lamego de 1635 jusqu’à son décès en 1644. Un an après la Restauration de l’Indépendance, en 1641, il fut envoyé à Rome par le roi D. João IV afin de plaider auprès du pape Urbain VIII la légitimité de l’accession du souverain au trône du Portugal. Bien qu’il n’ait jamais été reçu par le pape, il affronta avec grand courage les intrigues de la diplomatie espagnole et survécut héroïquement à un guet-apens orchestré par des mercenaires à la solde du roi de Castille qui cherchaient à l’assassiner.
Statues du « Cochicho »
Situées au cœur de la ville de Lamego, au centre du jardin Visconde Guedes Teixeira, ces sculptures ont été offertes à la ville par l’un de ses plus illustres enfants, le Dr João de Almeida, tout comme celles installées dans los bassins de l’Avenue Dr Alfredo de Sousa. Ces deux statues, réalisées par l’École des Beaux-Arts de Porto, représentent deux figures féminines tenant deux cruches d’où s’écoulent des filets d’eau qui se déversent dans le grand bassin qui les accueille. La figure de droite semble chuchoter quelque chose à l’oreille de sa compagne, ce qui a donné naissance à l’appellation populaire de « statues du chuchotement » (estátuas do cochicho).
Espace Archéologique Porta dos Figos
Il s’agit du plus important ensemble archéologique découvert à Lamego, illustrant la dynamique de transformation de la ville sur plus de deux mille ans d’histoire. Disposés en strates superposées, ces vestiges offrent un véritable « voyage dans le temps » : depuis la plus ancienne occupation résidentielle durant les périodes romaine (Ier–Ve siècles) et suève-visigothique (Ve–VIIe siècles), époque à laquelle la ville fut élevée au rang de siège épiscopal, en passant par sa transformation en cimetière (IXe–XIe siècles), finalement abandonné pour faire place à la nouvelle enceinte fortifiée (XIIe–XIIIe siècles) et aux habitations à l’origine de l’urbanisme actuel du Bairro do Castelo. Le visiteur bénéficie d’un parcours permettant la lecture des structures archéologiques, enrichi par une vidéoprojection et par l’exposition d’objets mis au jour sur le site, notamment un important trésor monétaire romain de la fin du IVe siècle, ainsi que des céramiques, verreries et autres objets témoins du quotidien des populations successives. Un écran interactif permet également d’explorer des informations sur le cimetière et les données bioanthropologiques des individus qui y ont été inhumés.